Les années 60……
1960-61 : La fin d’un règne…
Bien que recrutant Fernandez, Moulayhassan, Raoul et surtout Roland Robinet, le Sporting doit se contenter d’une place de 14° sur 19. En Coupe de France, il chute dès le 3° match contre Alès le 12 janvier 1961, et dès le premier tour de la coupe Drago (1-2).
Mais il y a plus grave : le trio Depallens, Hermitte, Reich, se retire. C’est la fin d’une époque, la fin d’un règne !
1961-62 : Un nouveau président : M. Jacques Leterreux…
Toutes les bases sont à revoir. Le nouveau Président, M. Jacques Leterreux, s’appuie donc sur un nouveau comité directeur composé de ses proches amis et des fidèles du Sporting. Marcel DUVAL, qui succède comme entraîneur à André GERARD regroupe les « rescapés » autour de Borowski, Corazza, Ben Driss (dont c’est le retour). Les nouveaux dirigeants, quant à eux, bâtissent à Bon rencontre 2 nouvelles tribunes : elles ont pour nom Berlet et Mouraille (en mémoire d’Auguste Mouraille).
Cette année footballistique n’est pas mauvaise…
Toulon bat l’O.M. 4 à 2 et brille en Coupe de France en atteignant les 8° de finale, au cours desquels il force Angers à jouer 2 fois, une à Toulouse (2-2) et une à Marseille (1-3) avec Corazza, Vicot, Marquet, Rossi, Borowski, Robinet, Forzano, Eyffret, Toure, Barthelot et Ballesteros.
1962-63 : Le Sporting élimine St Etienne et atteint les demi-finales de la Coupe de France…
Cette saison montre encore que le Sporting possède un tempérament affirmé qui va se manifester en Coupe de France. Le 23 décembre, les toulonnais commencent par assurer en 64° de finale aux dépens de l’U.S. Marignane (3-1). Pour les 32° de finale, le SCT affronte Saint Etienne, qui l’a battu en championnat le 7 octobre lors de la 9° journée.Ce 20 janvier 1963 donc, à Marseille, les 2 stéphanois Veggia et Paszko, émigrés à Toulon à l’inter-saison brillent tout au long du match et c’est Veggia qui marque l’unique but de la partie, celui qui va permettre aux varois de continuer leur carrière en Coupe de France. Dans la foulée, le SCT se débarrasse d’Abbeville (2-0) à Nantes, puis oblige Angers à se contenter du nul, à Nîmes. Il faut donc rejouer et les 2 formations se retrouvent à Limoges le jeudi 14 mars 1963. Le Sporting gagne 1 à 0 et atteint les ¼ de finale. Le sort leur désigne l’AS Brest. Au Mans, le 31 mars, les bretons doivent accepter la supériorité de leur adversaire du jour (1-0).
Et le 21 avril, c’est la demi-finale au stade Vélodrome de Marseille, face à Lyon. Les Toulonnais vont perdre 3 à 1 devant leurs supporters qui se sont massivement déplacés pour l’occasion. Au bout de 10 minutes de jeu, Henri Borowski est blessé par un joueur adverse Hatchi, qui lui met un « coup de tête ». Toulon est contraint de terminer le match à 10. Car même s’il tente de continuer la partie, Borowski s’évanouit. Il est contraint de regagner le banc de touche.
Cette même saison, ce sont les « juniors » du Sporting qui obtiennent de bons résultats. Mimi Gallard en tant qu’entraîneur forme de jeunes joueurs qui deviendront prestigieux comme Dany Meggiolaro, Robert Blanc (le second), Roland Meunier.