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1977-78 : Les années se suivent … et se ressemblent !
Au cours de l’intersaison 1977-78, le Sporting engage deux joueurs qui marqueront le club de leur empreinte : Jean-Louis Berenguier (La Ciotat) et Luigi Alfano (St Cyr). A noter également l’arrivée en attaque de Geurten, un fantasque ailier, et le départ de Jarozick, Simondi et Galvez. Tout cela n’empêchera pas le Sporting de terminer… 3°… et ce pour la 4° année consécutive. Cette fois-ci, les regrets sont moindres puisque Besançon, le second, a 3 points d’avance et Angers le leader, 6 points. Pourtant, les toulonnais ont fait parler d’eux tout au long de la saison, puisqu’ils obtiennent la meilleure attaque du championnat avec 61 buts, et par là même le meilleur « Goal Average » avec un petit nombre de buts encaissés (32). Mais 9 défaites en championnat sur l’ensemble de la saison c’est trop pour prétendre finir premier ou second, même si ces défaites ont été concédées avec seulement 1 ou 2 buts d’écart. Le Sporting a tout de même la satisfaction d’avoir réalisé quelques exploits dans ce championnat. Par exemple, la « raclée » infligée à Auxerre (futur 4°) 5 à 0 le 23 octobre 1977, les victoires sur Angers (1-0) et sur Besançon (2-0) et sur quasiment toutes les formations du Groupe A de Deuxième Division.
En Coupe de France…
Après avoir écarté Salon 7 à 0, éliminé Orange 1-0, les « Azur et Or » sont sortis à Narbonne en 32° de finale par le PSG 2 à 0.
1978-79 : La fin d’une belle série…
Des changements…
Marcel Duval est remplacé par Célestin Oliver qui a déjà connu le club, mais en tant que joueur dans les années 60. Ce sont aussi les départs de Tigana (Lyon) et de Sikély (Marseille).
On note les arrivées de Michel N’GOM (qui fera carrière à l’OM et au PSG avant de se tuer dans un accident de voiture près d’Auxerre au début de la saison 1984) au poste d’avant centre, et de Christian Fernandez au milieu.
La crise…
Cette saison 1978-79 constitue le point de départ d’une crise qui mènera 2 ans plus tard, le Sporting vers la Troisième Division. Tout débute en championnat par une série interminable : 2 matchs nuls et 7 défaites au cours des 9 premiers matchs de D2. Lors de la 10° journée du championnat, Toulon gagne enfin son premier match, et de plus à l’extérieur, 1-0 à Alès. Mais la journée suivante, le Sporting s’incline sur son propre terrain face à Toulouse (1-0). Après une défaite à Montpellier (2-1) les azuréens alternent bonnes et mauvaises performances : comme des victoires à Montluçon, Martigues et Troyes et des défaites à St Dié, à domicile face à Auxerre, le carton encaissé à Besançon 4 à 0, la contre performance à 5 journées de la fin à Toulon contre Montluçon (0-1)… Les ultimes victoires 3 à 1 à Auxerre et 7 à 0 face à Chaumont pour la dernière journée ne changent rien ! Le Sporting a bel et bien manqué sa saison 78-79, terminant 12° du groupe A à 16 points du premier Gueugnon, ce qui ne lui était pas arrivé depuis pratiquement 10 ans !
En coupe de France… Les « Azur et Or » comencent plutôt bien en gagnant Michelis Marseille 3 à 0, puis St Priest 2 à 1 pour les 2 premiers tours. Ils seront éliminé en 32° de finale le 11 février 1979 à Martigues contre l’OM (3-1).
1979-80 : Le Sporting descend en enfer…
Célestin OLIVER cède sa place d’entraîneur à Pierre SINIBALDI. N’Gom, Lubin, Geurten, Pedini, Baltimore s’en vont ; MAZEAS et le gardien BARTOLI arrivent. Avec un bilan final de 8 victoires, 11 matchs nuls, 15 défaites, 36 buts marqués et 48 encaissés, le Sporting termine 17° et avant dernier du Groupe B avec 27 points seulement. C’est l’inévitable et cruelle descente en Division 3, 33 ans après la première et unique apparition à ce niveau en 1947.
Pourtant, tout au long de la saison, les « Azur et Or » espèrent s’en sortir. Mais hélas… A 4 journées de la fin, le Sporting se rend à St Die, concurrent direct pour le maintien en D2. Nous sommes le 27 avril 1980, Toulon s’incline par 2 buts à 1 et fait un grand pas vers l’enfer. D’autant plus que la journée suivante, le 4 mai, les azuréens concèdent sur leur propre terrain le match nul (1-1) face à des biterrois qui n’ont plus rien à perdre ni à gagner dans ce championnat. De même que Thionville en milieu de tableau qui inflige à Toulon le 17 mai leur ultime défaite de la saison. L’écrasante victoire de Toulon face à Martigues (6-1) le 21 mai 1980 ne change rien. « Ca y est ils descendent » pour le plus grand malheur de tous les amoureux toulonnais du football.
En Coupe de France…
Le Sporting est éliminé en 32° de finale à Martigues contre Alès le 10 février 1980.
Changement de présidence… Un mois après, le 30 juin 1980, le Président Martinez démissionne après 6 ans passés à la tête du club.