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Les années 90…

1990-91 : Objectif maintien…

Toulon va terminer à la 16° place, après avoir longtemps flirté avec le bas du tableau, ne se mettant définitivement à l’abri que lors de la dernière journée grâce à un match nul contre Monaco (1-1) le 24 mai 1991. Côté extra sportif, Courbis, le Président Asse et le trésorier du Sporting sont contraints de démissionner suite à une enquête sur les finances du club. Kombouaré, Bursac et Bernardet sont transférés en cours de saison pour essayer de rétablir un budget déficitaire. La seule consolation vient de la Coupe de France : le Sporting atteint les 8° de finale, mais se fait sortir par Monaco.

1991-92 : Des joueurs toujours motivés …

Un nouveau Président est élu, il s’agit de M. De Courson. Et c’est Guy David qui va prendre en charge l’entraînement des joueurs. « Mal payés mais contents ! » Le Sporting vit des heures difficiles… Mais malgré les problèmes, les joueurs continuent de défendre avec bonheur le maillot « Azur et Or ». Ainsi, ils vont terminer le championnat à la 14° place avec la satisfaction d’avoir infligé à l’OM le 28 août sa première défaite de la saison (1-0). Léonardo Rodriguez va terminer 6° au classement des buteurs du championnat avec 12 buts.

En Coupe de France, le Sporting est éliminé en 16° de finale par le Gazelec d’Ajaccio (1-0) le 15 mars 1992 après avoir éliminé en 32° de finale l’AS Deveze BEZIERS 3 à 1 le 23 février.

1992-93

Cette saison va être la dernière du Sporting en Première Division et c’est Robert Dewilder qui va prendre en charge l’équipe « Azur et Or ».

La fin d’une époque… Dès la première journée, le 8 août 1992, Toulon prend une claque à Monaco (4-0). A domicile, le bilan n’est pas plus brillant : 14 équipes sur 19 viennent engranger des points. Lors de la 36° journée, le Havre vient battre le Sporting au stade Mayol, le 29 mai il perd à Lens (2-1). Et pour la dernière journée en Première Division, Monaco bat le Sporting chez lui 5 à 4.La belle aventure s’achève ainsi et le Sporting est relégué en D2.
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PHOTO 13 Le club est rebaptisé « Sporting Club Toulon 83 »

Et les ennuis commencent… Sur le plan financier, rien ne va plus. Les salaires ne sont plus payés, la mairie traîne les pieds pour verser la subvention, le plan de redressement présenté par le Président est repoussé et la DNCG décide de rétrograder le club. Le Sporting va donc se retrouver en National.

1993-94 : La saison des changements…

Tout est renouvelé pour cette nouvelle saison qui démarre. C’est un nouveau Président (M. Favarollo) qui, pour attaquer ce championnat dans une nouvelle Division, fait appel à Luigi Alfano pour entraîner l’équipe première. Le club qui s’appelle désormais le « Sporting club de Toulon 83 » va engager de nouveaux joueurs parmi lesquels nous pouvons citer Dervin, Carvalho, Charlet, Coulbault, Homon, Maresu, Benedet, Cabezas, Cassese et Quemener.

Le championnat ne commence pas très fort pour Toulon… En effet, il faut attendre la 6° journée pour que le Sporting remporte son premier match, alors qu’il occupe une peu brillante 14° place. A la mi-décembre, le Sporting qui se traîne dans le ventre mou du championnat, recrute les 2 brésiliens Edilson Cardoso Suares et Mario Cesar Rodriguez Barbosa qui feront leur entrée sur le terrain lors d’un match contre Sète. Mais la ligue Méditerranée délivre des licences le 31 décembre, soit juste à la date limite. La FFT va donner raison au FC Sète, qui remporte le match sur tapis vert. Quant à la rencontre contre Lyon-Duchere, elle devra être rejouée. Et c’est au cours de cette partie le vendredi 31 mai qu’Alain Benedet est victime d’une double fracture tibia/péroné, lors d’un choc avec le gardien de but toulonnais Dervin. Cette blessure met fin à sa carrière de joueur. Ainsi, Toulon qui a perdu 5 points sur tapis vert, termine à la 5° place, à 3 points du second, place synonyme de montée en Deuxième Division.

1994-95 : Retour à Bon Rencontre… et les ennuis continuent…

Nouveau changement à la Présidence du club, c’est M. Davidian qui va prendre la tête du club. La reprise est honorable sur le plan sportif, avec 4 rencontres sans aucune défaite. Mais elle l’est beaucoup moins sur le plan financier. Les salaires ne sont plus payés depuis le début du championnat, et certains joueurs se mettent en grève le 8 octobre 1994. A Rouen, le Sporting va donc fatalement encaisser un cinglant 6 à 0. Trois joueurs toulonnais quittent le club le 13 octobre avec la bénédiction de la DNCG qui a reçu de nombreuses lettre de joueurs se plaignant de ne pas être payés. Le 15 octobre, pour la 11° journée, 5 joueurs sont encore grévistes. A Bon Rencontre, Toulon est fatalement battu par Besançon sur le score de 2 buts à 1. Il n’est donc pas surprenant que la DNCG décide de rétrograder, à titre conservatoire, le Sporting en National 2, dès la fin de saison. L’équipe toulonnaise se trouve alors dans le bas du classement avec le défi de ne pas être rétrogradé également sur le plan sportif. Un match nul (2-2) obtenu lors de la dernière journée contre Sète grâce à 2 buts de Zanotti inscrits dans les 5 dernières minutes ne sera pas suffisant. En effet, Toulon se retrouve 16°, et donc reléguable au « goal average » particulier. Cependant, suite au dépôt de bilan de Pau et aux rétrogradations de certains clubs pour des raisons administratives (Vallauris, Lyon Duchere par exemple), le Sporting est sauvé côté sportif. Le 7 juin, le nouveau Président Catalano expose son plan de redressement à la DNCG. Ce plan est accepté et le Sporting va demeurer en National.

1995-96 : Retour au Stade Mayol pour cette saison qui va s’avérer exceptionnelle…

En championnat tout d’abord… Toulon commence fort bien ce nouveau championnat. Le Sporting qui reçoit à 2 reprises gagne les deux fois sur le score de 1 à 0. Lors de la 5° journée le 2 septembre, l’équipe remporte une première victoire à l’extérieur aux dépens de Fréjus (3-1), mais elle est défaite à domicile par Beauvais (3-1) le 9 septembre. Avec 4 victoires consécutives, mais surtout grâce à une victoire sur le leader Grenoble le 7 octobre le Sporting gagne la tête du championnat.

Les journées suivantes, ce sera le « yoyo » entre la 1° et la 4° place. Toutefois, à l’issue de la 29° journée, le Sporting occupe à nouveau la première place suite à sa victoire sur Angoulème, un autre prétendant à la montée. Et puis une série de victoires va suivre : à Nîmes (2-0) et à Sète (2-1) et à domicile contre Dijon (1-0). En recevant Istres pour l’avant dernière journée de championnat le 18 mai 1996, Toulon compte 3 points d’avance. En cas de victoire, le Sporting sera quasiment certain d’évoluer en Division 2 la saison prochaine. Mais à la 34° minute, l’équipe d’Istres qui a décidé de jouer les trouble-fête, ouvre le score. Le buteur toulonnais Moses égalise 4 minutes plus tard et permet au Sporting de réduire la marque. A la 64° minute, c’est encore Moses qui permet au Sporting de gagner par 2 buts à 1. La rencontre terminée, le speaker annonce que les équipes qui suivent Toulon au classement ont perdu. Le Sporting termine pour la première fois de son histoire 1° du Groupe B et retrouve alors officiellement la Deuxième Division.

Pour la dernière journée, le Sporting en déplacement à Besançon, va remporter le match 2 à 1 le 25 mai 1996. Reste à disputer le titre de champion de National à Saint-Brieuc, premier du Groupe A. Et Toulon va l’emporter 2 à 1 après les prolongations ! Toulon est champion de National ! C’est le premier et d’ailleurs l’unique titre que va remporter le Sporting …

Puis Toulon élimine le Bordeaux de Zidane en Coupe de France…

Qualifié pour les 8° de finale, Toulon rencontre Montpellier, autre club de 1°Division devant 12 000 spectateurs. Cabezas ouvre la marque dès la 10° minute en battant Martini. Mais les toulonnais ne gardent pas longtemps cet avantage, car les montpelliérains égalisent 6 minutes plus tard. Le score n’évolue plus. La séance de tirs aux buts est fatale aux toulonnais, qui sont éliminés.

1996-97 :

A l’orée de cette saison, de nouveaux joueurs arrivent au Sporting, parmi lesquels Santos (Beauvais), Angibeaud (Istres), Ambrosi (Istres), Ferreri (Marseille) et Demol. Un seul départ est annoncé, celui de Zanotti pour Bordeaux.

A l’occasion de son premier match, Toulon se déplace à Saint-Brieuc qu’il a vaincu pour le titre de champion de National et l’emporte 2 à 1. A l’issue de la 8° journée, Toulon occupe une honorable 5° place. Mais lors de la 9° journée le 18 septembre 1996, le Sporting est sévèrement battu à Troyes sur le score de 5 à 0 et va connaître une série de contre-performances. Pour la dernière rencontre des matchs aller, le 23 novembre 1996, le Sporting est battu une 2° fois à domicile, par Amiens (3-1). Il se retrouve alors reléguable pour la première fois de la saison. Et l’emblématique entraîneur Alfano est remercié.

L’équipe est confiée à François Bracci, qui va entre autres choses, instaurer une nouvelle règle interne. Entre l’échauffement et le coup d’envoi du match, les joueurs ne retourneront plus au vestiaire, ils se changeront sur le terrain, devant le banc de l’entraîneur. Et grâce à des victoires face à Louhans, Valence et Epinal, le Sporting va progressivement remonter à la 9° place pour terminer 14° sur 22 à la fin du championnat.

La Coupe de la Ligue… Cette saison va marquer aussi l’entrée de Toulon en Coupe de la Ligue, réservée aux équipes professionnelles. Le Sporting est éliminé en 8° de finale par Lens (1-0), club de Première Division après avoir éliminé Lille (D1) par 2 buts à 1 et Laval (D2) également 2-1 après prolongations.

Et la Coupe de France… En Coupe de France, le Sporting est éliminé dès son premier match par Orange, une équipe de DH, sur le score de 4 buts à 2 après prolongations.
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1997-98 : Un coup dur…

De nouveaux joueurs regagnent l’effectif toulonnais, parmi lesquels Patrice Marquet (Gueugnon), JC Durand (Perpignan), Mazzuchetti (Perpignan), Revelles (Louhans), Agali (Marseille), et en cours de saison, Tartarian (Nice). Parmi les départs, citons ceux de Ferreri, Moses, Cabezas, Cabon, Angibeaud et Bonadei.

Cette saison marque aussi l’arrivée d’un nouvel entraîneur, et ancien joueur toulonnais Albert EMON. Le championnat démarre plutôt mal, puisque les 4 premières journées sont marquées par des défaites. Il faudra attendre la 5° journée pour voir enfin le Sporting s’imposer à Mayol face à Mulhouse 2 à 1. A la fin des matchs aller, le Sporting va se retrouver avant dernier du classement. Albert Emon est remercié et remplacé par Christian Dalger.

Mais le Sporting va rencontrer de grandes difficultés financières… Le Président est démissioné, et les joueurs sont en grève. De ce fait, la DNCG décide de rétrograder le Sporting à titre conservatoire, en fin de saison. L’objectif est encore une fois de se maintenir pour éviter une double rétrogradation. Mais en dépit de quelques bons résultats, le Sporting ne peut se maintenir et se classe 20° sur 22.

Pire… Placé en redressement financier, Toulon subit une double rétrogradation administrative et devra débuter la prochaine saison en CFA2. De ce fait, l’équipe réserve, leader de DH se voit refuser l’accession en CFA2.

Consolation en Coupe de France… Lors de cette saison très dure, seul le parcours en Coupe de France fera vibrer les supporters toulonnais. Toulon sera éliminé aux tirs aux buts en 8° de finale à Guingamp (D1) après avoir « sorti » le tenant du titre Nice, et également Nancy.

1998 : Les prémices du renouveau…

En ce début de saison, la situation administrative du club, placé en redressement judiciaire, est assez confuse. Après un faux départ en National (le retrait n’est effectué que quelques jours avant le début de la saison), l’équipe entraînée par Alfano va évoluer en CFA2., alors que l’équipe réserve entraînée par Zahoui va disputer le championnat de DH.

En attendant la décision du tribunal de Grande Instance qui doit désigner le repreneur du club, l’équipe 1 occupe à la mi-novembre la première place du classement, tandis que l’équipe réserve est dernière. Le verdict du tribunal est rendu le 19 novembre : c’est la liquidation judiciaire du Sporting, ce qui entraîne pour toutes les équipes du club l’impossibilité de disputer le moindre match. Il faudra donc attendre le 17 décembre, date à laquelle Alain Bencivengo reprend le club, pour que la FFF donne son aval. Dès le lendemain, le Sporting redémarre en DH avec une interdiction de monter en CFA2.